

Le territoire
Majoritairement rural et forestier, le PETR est constitué d’un maillage de bourgs ruraux avec 43% de communes de moins de 1 000 habitants et 29 % de plus de 2 000 habitants, concentrés principalement le long des axes routiers et ligérien.
Sa superficie totale est de 1 764 km² pour une densité de population variant de 81 hab./km² (CCF) à 37 hab./km² pour la CCPS et 42 hab./km² (CCVS) en passant par 77 hab./km² pour la CCL. Ces densités sont inférieures à la densité départementale de 100 hab./km². En 2017, avec une augmentation moyenne de 2,8 % depuis 2012, le PETR comptait 14 % de la population du département.
En 2018, la population s’élève à 101 064 habitants. La tendance est au vieillissement, malgré une part élevée des 30-44 ans. Les évolutions résidentielles sont plutôt équilibrées et les flux sont principalement en interaction avec la Métropole Orléanaise.
Le revenu médian des ménages de 21 560 € est légèrement supérieur à celui du Loiret (21 280 €). Avec une moyenne de 10 %, le taux de chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du Loiret (13 %). Le Centre Nucléaire de Production d’Électricité (CNPE) de Dampierre-en-Burly emploie 1 500 salariés et génère 930 emplois indirects.
Quelques spécificités du territoire :
- Des objectifs de maitrise de la consommation foncière ambitieux à travers les 2 SCoT;
- Un PCAET, approuvé en septembre 2023, qui prévoit d’atteindre 35% de production d’énergie renouvelable d’ici 2030, notamment à travers la production d’électricité grâce à des panneaux photovoltaïques installés sur des friches;
- Une forte volonté d’accueillir des entreprises et de maintenir de l’emploi local;
- Un territoire rural et un manque d’ingénierie locale pour financer, qualifier et mettre en place le recyclage foncier.
L’ ambition du territoire
Les élu(e)s du PETR souhaitent donner les moyens aux décideurs du territoire de pouvoir mobiliser des espaces reconvertibles sur leur territoire afin d’assurer un
aménagement durable de leur territoire (sur le plan économique, social, écologique et culturel).
Mené à l’échelle du PETR, ce travail permettra d’alimenter le diagnostic territorial dans le cadre de la révision des 2 SCoT et de faciliter les décisions politiques et
stratégiques dans ce contexte, en se basant sur des études précises, chiffrées et des supports pédagogiques.
Enfin, les élu(e)s du PETR souhaitent monter en compétence sur la connaissance de leur territoire pour anticiper des projets viables et cohérents autour des
friches.
Les enjeux et les problématiques
Dans le contexte de sobriété foncière extrême et de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les élu(e)s du PETR sont soumis à des conflits d’usage du
foncier (logement, agriculture, développement économique et des énergies renouvelables…) et à un manque d’ingénierie interne pour identifier et répondre
à leur besoin (manque de moyen techniques, financiers et humains).
Les 2 SCoT prévoient l’identification des potentialités de renouvellement urbain (friche au sein de l’enveloppe urbaine) ou de recyclage foncier, tout en préservant
les entrées de ville. Pourtant, lors des révisions ou de l’élaboration des documents d’urbanisme, les communes se heurtent au fait que les bureaux d’études intervenant sur le territoire n’ont pas les outils adaptés ou le temps pour faire ce travail.
Enfin, le territoire est couvert par 2 PLUi (en cours d’élaboration), 22 PLU, 4 cartes communales et 4 RNU. Cette organisation entraine des disparités de méthodologie dans l’identification et la prise en compte des friches dans les documents d’urbanisme.
Objectifs et résultats attendus dans le cadre de l’AMI
Les élus souhaitent lancer des études après avoir fait un recensement exhaustif sur le territoire.
Le présent projet consiste en l’identification des sites en friche sur le territoire du PETR.
Il est ensuite envisagé de mener des études pour approfondir la connaissance de ces sites, notamment :
- Prestation LEVE
- Prestation INFOS ou DIAG
- Etude sur le potentiel de mutabilité ou changement d’usage…